Cycling

Regard sur 2020 avec Cogeas-Mettler-Look

Hola todos!

J’écris ces mots depuis l’Espagne où je termine ma préparation pour 2020. Bientôt ma première course de cette nouvelle saison déjà! Désolé du délai pour ceux qui me suivre à partir de ce blogue, il y a plus d’actions dans mes stories sur instagram qu’ici. Pour ceux que ça intéresse, suivez-moi sur Instagram @msoleilblais74

(On me demande pourquoi 74? Parce que c’était mon numéro au hockey et c’était comme une partie de mon nom à l’époque. Que voulez-vous, à chacun son histoire. ?‍♂️)

 

D’abord, retour sur 2019 – Les championnats du monde

Qu’il s’en ait passé des choses depuis la fin de saison 2019! D’abord ma sélection pour mes premiers championnats du monde à Yorkshire en Nouvelle-Angleterre fût un beau highlight, une grande étape dans ma carrière, une sorte de répit et satisfaction après beaucoup d’années à persister.

En fait, je pense que ça n’a jamais réellement été un objectif. J’aurais sûrement abandonner il y a longtemps si mon objectif était de me rendre ici! C’est ma passion pour le vélo qui m’a permise de persister et de m’y rendre, ma passion pour l’entrainement et les courses, mon envie naturelle de me dépasser comme athlète (et un peu d’entêtement).

La performance n’était pas vraiment là le jour de la course des championnats du monde (m’éclater le genou une semaine avant n’était pas la top préparation), mais ça m’était bien égale, j’y étais, et moi je sais que cette performance ne représente pas ma valeur. Mes parents étaient là, ils étaient fiers, toute l’équipe canadienne était fière. Ma progression durant l’année aura été énorme, je sais que je suis une toute autre coureuse que 9 mois auparavant, et ÇA, c’est vraiment cool alors je me sentais très satisfaite!

Avec mes parents après les championnats du monde de Yorkshire 2019

Alors quoi de 9 pour 2020?

Changement d’équipe pour 2020, je serai avec Cogeas-Mettler-Look! Une équipe basée en Suisse, avec un calendrier assez chargé, principalement en Europe. L’équipe étant classée dans le top-15, je devrais avoir beaucoup d’opportunités sur les courses World Tour. (Bientôt je recevrai les vêtements et pourrai montrer mes nouvelles couleurs!)

Objectifs 2020

Cette question a bien mijoté durant la saison morte. Ma sélection aux mondiaux aussi m’a fait réfléchir, à ce que je voulais pour la suite. Avec la structure pas très structurée du monde du cyclisme féminin tel qu’il est actuellement, atteindre un objectif précis est ardument compliqué car il nécessite que plusieurs variables hors de mon contrôle s’alignent (je pourrais écrire un livre sur tout le non-sens, injustices et embûches que j’ai dû voir depuis que j’ai commencé le vélo!).

Au final, j’ai réalisé que ma première motivation, ce n’est pas tant d’atteindre un objectif, mais plutôt ma passion pour mon sport. Je me sens satisfaite, il n’y a rien de plus que je pourrais accomplir dans le vélo qui me rendrait plus heureuse qu’aujourd’hui. Je veux continuer de performer parce que je veux continuer de faire du bike! C’est tout! C’était mon tout premier objectif quand j’ai commencé et ça le reste encore aujourd’hui. Et il se trouve que c’est aussi cette simple passion ça qui m’a permise de me rendre ici alors on va pas changer la recette.

Vision

J’en ai convenu que c’était plutôt une vision que j’aimerais de concrétiser. Une vision qui soit axée sur le processus de tous les jours. Le terme processus est explicite en lui-même, il n’a pas de fin, c’est une continuité. Je veux continuer de progresser comme coureuse, comme athlète, comme personne. Je veux que ce processus reflète la vie de cycliste que je veux. Il n’y a plus de cases à cocher ni de course à gagner, seulement une vie à vivre pleinement ! Pleinement, pour moi, ça veut dire profiter des expériences que le vélo m’apportent, aller au bout de ce que je puisse accomplir dans le vélo, contribuer à mon équipe, à mon sport, continuer à pousser la limite pour le plaisir et par curiosité. En résumé, on continue #fullgas !

Processus – micro-objectifs

Ces réflexions m’ont par la suite amené à analyser le processus. J’ai commencé à identifier les choses que je voulais faire mieux (dans toutes les sphères), les changements que je pourrais apporter pour être la meilleure coureuse, athlète, personne, que je puisse être. L’exercice m’a surprise: une longue liste s’en est découlée ! De ma routine de récupération post-entrainement, au suivi de mon budget, à la qualité de mon sommeil, et passant par le yoga et les leçons d’espagnol, mes micro-objectifs ont pris forme.

Voici quelques exemples concrets si ça peut inspirer une personne. J’ai installé l’application « Done » (j’adore!) pour faire le suivi de mes mini-objectifs, j’ai désactivé toutes les notifications sur mon téléphone, j’ai installé un logiciel qui change la luminosité de mon ordinateur en fonction de l’heure (f.lux), j’ai entrepris un journal où j’y inscris mon intention/objectif de la journée le matin et 3 choses positives de ma journée le soir. J’ai décortiqué ma routine post-entrainement pour être plus efficace et maximiser ma récupération. Des petites optimisations !

J’ai le même focus sur la performance qu’avant, juste une perspective plus grande, et un peu plus de stabilité et de contrôle sur le chemin que je prends. Et avec les entrainements que mon coach m’a prescrit les 2 derniers mois, la forme n’a certainement pas été négligée dans le processus!

Début des courses!

Je suis ULTRA excitée des courses qui s’en viennent, je suis prête, j’ai hâte! Ma saison débutera le 13 et 15 mars au Pays-Bas – dont ma première course World Tour de la saison Ronde van Drenthe, ensuite je serai en Belgique pour la plupart des classiques Belges du circuit World Tour: Bruge- de Panne le 26 mars, Gent-Wevelgem le 29 mars, Flanders le 5 avril, Amstel Gold Race (NED) le 19 avril, et Bastogne-Liège le 26 avril. Je vais pas chômer! (Le tout sera diffusé sur FloBikes.com)

La saison dernière je n’avais aucune idée à quoi m’attendre lorsque j’ai pris part à quelques une de ces courses pour la première fois, j’étais un peu sur les talons. C’est impressionnant et intimidant les courses en Belgique, il y avait tellement de nouveaux éléments à gérer. Mais cette année, j’ai eu le temps de bien visualiser la galère dans laquelle je m’embarque. Je suis prête! Ça va pincer, mais j’y vais #fullgas !

Hasta luego! Ciaoo ?